LE MUSÉE DE LA CARTE POSTALE
4 avenue Tournelli 06600 Antibes
Contact : 04.93.34.24.88 – museedelacartepostale@gmail.com
Ouvert de 14h à 18h du mardi au dimanche inclus (fermé le lundi).
Tarif d’entrée : 8€ (gratuit pour les moins de 12 ans).
« UNE ARAIGNÉE AU PLAFOND ! »
Exposition temporaire du 1er Février 2026 au 31 Janvier 2027

En plus de son exposition permanente avec visite audioguidée, le Musée de la Carte Postale vous présente une exposition temporaire de cartes postales anciennes concernant les araignées.
1. L’araignée porte bonheur :
Certains de nos contemporains éprouvent la phobie des araignées.
Pourtant, au début du XXème Siècle, l’araignée pouvait être considérée comme un porte-bonheur ainsi qu’en témoignent de nombreuses cartes postales.
Tout le monde connaît le proverbe : « Araignée du matin : chagrin, araignée du midi : profit, araignée du soir : espoir ». Ce qui signifie que selon le moment de la journée où vous apercevez une araignée, votre destin en sera modifié. On est libre d’y croire ou de ne pas y croire.
On constate cependant que les araignées dont on a recensé pas moins de 1.600 espèces rien qu’en France, se révèlent être des auxiliaires très utiles pour l’élimination de toutes sortes d’insectes.
C’est ce qu’avaient observé nos ancêtres, avant que les pesticides chimiques se répandent dans nos campagnes.
Les paysans ne détruisaient jamais les toiles d’araignées installées dans les granges ou autres abris d’animaux domestiques, car elles détruisaient les blattes, les moustiques, mouches, cafards et autres parasites susceptibles de transmettre des maladies au cheptel.
Beaucoup de croyances populaires, plus ou moins farfelues ont été répandues au sujet des araignées, mais jusqu’à la Belle Époque, l’araignée est répertoriée dans les porte-bonheurs, au même titre que le fer à cheval, le trèfle à quatre feuilles, la main de fathma, le chiffre treize, le rat blanc, comme le prouvent de nombreuses cartes postales.
2. L’araignée symbole hideux et maléfique :

L’énorme production de cartes postales avant 1914 va mettre à contribution de nombreux photographes, illustrateurs et artistes de toutes origines.
En jouant sur l’aspect négatif de l’araignée, son apparence diaboliquement poilue, sa technique de chasse pour capturer des proies dans sa toile fatale, les paralyser et leur sucer le sang, on va représenter des araignées portant le visage d’individus considérés comme nuisibles à la société.
Les adversaires politiques sont principalement visés par les caricaturistes.
Le point culminant sera atteint lors de la première guerre mondiale avec le portrait du Kaiser, porteur d’une araignée qui lui dévore lentement le cerveau. Ceci par référence à l’expression populaire qui stipule que le fait d’avoir « une araignée au plafond » est synonyme de folie.
Ajoutons qu’il existait à Paris, 100 boulevard de Clichy, le Cabaret et Music-hall de l’Araignée. Les spectacles y évoquaient le moyen âge, ses truands, ses truandes.
On y accueillait le bourgeois en recherches de sensations fortes. Il y a tout lieu de penser qu’il en trouvait, notamment en compagnie des truandes, chargées de lui faire consommer les boissons les plus onéreuses.

Nous précisons à nos visiteurs souffrant d’arachnophobie, qu’ils ne courent aucun danger durant leur visite. Nos petits animaux sont bien nourris et parfaitement obéissants.
Il se pourrait même qu’en ressortant, vous portiez un regard nouveau sur les araignées, cependant il ne vous sera demandé aucun supplément pour cette forme de thérapie.
Christian DEFLANDRE
Animateur du Musée de la Carte Postale
museedelacartepostale.fr
